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LE SCULPTEUR ADRIAN COSTEA, UN PARISIEN NÉ, PARTI ET RETOURNÉ DANS LES CARPATHES

Data publicarii: 12.12.2012 11:58:00


Atelier de Brancusi à Paris et atelier d’Adrian Costea à Bucarest

 

La vie d’Adrian Costea est à la fois surprenante par le nombre et la qualité exceptionnelle des rencontres qui l’ont façonné, mais aussi par la diversité et la multitude des métiers qu’il a aimé, voulu et pu pratiquer ces 45 dernières années. Et tout ça dans un exil perpétuel qui l’a fait voyager à travers presque toute la terre, exil qui même aujourd’hui n’a pas vraiment l’air de toucher à sa fin. Profondément amoureux de la France, cet homme hors norme, gourmand de la vie, et débordant des énergies peut s’avérer être excessif,  mais aussi dynamique, démesuré et exigeant, tant avec les autres qu’avec lui-même. Pratiquant passionné et accoutumé du risque et du travail acharné, cet artiste impatient et solitaire, rêveur et surtout grand visionnaire a fait preuve tout au longue de sa vie de beaucoup de volonté et grande ténacité. Cette préoccupation et ses domaines d’activités ont été toujours multiples, diverses, superposés et des fois même contradictoires. Sans relâche, cet aventurier entêté de temps moderne, a essayé et essaie toujours de faire, refaire et défendre sa place au soleil.  

 

Tout au long de ce chemin escarpé mais extraordinaire, il a connu de près toute une série successive des grandes et très grandes réussites, mais aussi des vrais chutes dans le vide, et ça de la fin de l’année 1999, moment à partir duquel il a du se confronter violement avec une déchéance en cascade qu’il a fait ébranlé par sa brutalité inouï. D’une fierté d’acier, pour le meilleur et pour le pire, il n’a pas hésité de faire une farouche opposition ou de changer de direction chaque fois qu’il a considéré cela nécessaire ; un des exemples le plus éclatant, mais pas le seul, est la fracture qu’il a provoqué de son propre chef avec le grand marchand d’art contemporain Léo Castelli, à New York en 1977, au moment précis où Castelli (à l’époque le premier promoteur et galeriste dans le domaine de l’art contemporaine) préparait sa très grande réussite (réussite qui continue à faire tomber aujourd’hui des records après records, dans les grandes salles des ventes !) avec Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Donald Judd, Richard Serra, Robert Rauschenberg, Cy Twombly, Jasper Johns, Frank Stella et Toshimitsu Imaï.  

 


« Le Graal de Sacramento »

500 MM x 1 300 MM

pièce unique, bronze massif nickelé

 

Une très grave erreur de jeunesse de la part de Costea, de refuser de faire partie d’un des Sérail les plus exclusifs, erreur qu’il continue à payer très cher encore et toujours. Ultra performant pour dénicher des « pièces uniques », Léo Castelli a dépisté très vite les tous premiers signes d’une performance certaine que nous on ne l’aperçoit qu’aujourd’hui, dans les œuvres sculpturales d’Adrian Costea. Mais, malheureusement, le plus grand galeriste du monde, le pape incontesté de l’art contemporain d’après guerre, n’a pas eu assez de patience de débourrer le poulain sauvage et de mauvais caractère qui été Costea à cet époque là. Vu le contexte décris plus haute, mais vue aussi la qualité de son travail, je croix que, maintenant, l’heure de la vérité doit arrivée pour l’artiste Adrian Costea sans trop tardé.

 

Les plus intuitifs de nous tous réagissent déjà, à l’ensemble de message diffusé par la cré ation d’Adrian Costea, mais vue la grande manipulation qui domine actuellement le marché de l’art contemporain, la tache peut s’avérer vraiment très difficile. Dans ce contexte, on ne peut que constater que la perde du temps et celles des nombreuses opportunités sont aujourd’hui définitives et irrémédiable. Je crois, qu’à partir de maintenant, Adrian Costea doit en urgence utilisé toutes les moyens qui sont à sa disposition pour obtenir au plus vite une visibilité, la plus grande de l’ensemble de son travail. Son intransigeance excessive et sa détermination obstinée de ne pas faire des compromises dans le domaine de la création plastique, a réduit, d’une manière conséquente, ses rapports et ses contactes avec tous les autres artistes, inclus les plus grands qu’il a pu côtoyer surtout a New York au début des années 1970.

                                    


« Goya »

600 MM x 650 MM

pièce unique, bronze sablé et patiné

 

Malgré tout ça, j’espère que l’œuvre d’Adrian Costea arriva à sortir finalement de l’ombre et prendre une fois pour toutes sa place légitime dans l’hiérarchie du monde de l’art  contemporain. Tant sa vision que ses réalisations en acier, bronze et par accumulation, tout cela mérite maintenant, je crois, qu’une reconnaissance publique arrive, une reconnaissance sincère, de la même manière que le monde a bien voulu accorder en son temps à Constantin Brancusi ou à Henri Moore, pour ne pas parler des artistes d’aujourd’hui, un petit peu très et trop à la mode, comme par exemple Jeff Koons, Murakami Takashi, Anselm Kiefer, Wool Christopher, Damien Hirst ou encore Urs Fischer. Son parcours atypique et surtout sa discrétion constante, presque maladive, sur son propre travail artistique, ont laissé passer les années et l’artiste Adrian Costea a beaucoup trop tardé pour se manifester; c’est pour cette raison qu’il est aujourd’hui très peu connu dans les circuits et réseaux d’art contemporain internationales qui sont de toute manière soumis à des règles assez formelles et rigides au service presque exclusive de la grande spéculation qui agit maintenant à l’échèle planétaire.

Dès 1980 on trouve Adrian Costea ce touche à tout, à la tête d’une groupe des sociétés qui n’ont faites que grandir et se diversifier pendant les 20 ans qui ont suivis. Au début il s’agissait surtout à des activités concentrées (directes ou connexes) dans le domaine de la promotion immobilière et l’architecture de l’intérieur, à lesquelles sont rajouter, très vite et par la suite, le trading international de produits pétroliers, métaux et minéraux stratégiques et rares, mai ainsi le commerce des charbons et du bois, suivi par le négoce de produits agro-alimentaires, matériaux des constructions et transport maritimes.

« Guadalajara »  

1500 MM x 1 500 MM

pièce unique, bronze massif nickelé

 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Costea décida à la même époque de rajouter à ces activités une galerie d’art dédiée uniquement à ses créations sculpturales. Démarche bizarre et surtout très inhabituel pour un artiste plastique d’ouvrir sa propre galerie, sans parler du fait que l’artiste en question était en même temps un chevronné homme d’affaire qui déployait ses activités à l’échèle terrestre (!). À peine arriver à la trentaine, il était déjà à sa deuxième galerie dans sa vie, la première à Jérusalem, la deuxième au cœur même du vieux Paris. Cette galerie se situait au milieu du Jardin du Palais Royal et elle a restée ouverte et active pendant treize années (1980-1993) dans ce lieu magique et historique, lieu privilégié construit par Richelieu, précisément à la même adresse que là où habitait Jean Cocteau, mais aussi à deux pas de l’appartement de Colette, du Théâtre du Palais Royale, du Ministère de la Culture, La Banque de France, du Conseil Constitutionnel et de La Comédie Française. Pendant toute cette période, Costea a exposé et vendu dans cet endroit plusieurs centaines de ses créations.  

 

La Galerie d'Adrian Costea, au Jardin du Palais Royal (1980-1993)

Malgré tout ça, la notoriété de l’artiste Adrian Costea n’a pas décollé. Tout à la longue de cette période, malgré les demandes et les conseils incessants de plusieurs personnes pour l’amener à sortir ouvertement à la lumière du jour, en tant qu’artiste plastique, sans  jamais la moindre explication, il déclina d’une manière systématique chacune des incitations, conseils et jugements. Mais, malheureusement, les choses ne sont pas arrêtées là. Costea n’a jamais accepté de faire un seul et unique vernissage pendant les treize années d’activité de la galerie et il n’a pas accepté non plus de répondre à des questions que les spécialistes du domaine (galeristes, marchandes, journalistes et /ou critiques d’art) auraient souhaité posés. Pire encore, il n’a pas voulu signé la plus grande majorité des ses créations exposées et vendues à la galerie ou ailleurs. Ça a été une démarche extrêmement étrange, mais surtout désastreuse et suicidaire de la part d’Adrian Costea en tant qu’artiste plastique, en sachant qu’une œuvre d’art une fois fini doit être signée, datée, photographiée et exposée à la disposition du grand publique, les medias et les professionnels dans le domaine, faute de quoi tant l’artiste en question que son œuvre n’existe pas. On ne peut constater qu’Adrian Costea a souffert d’une forme de rejet de soi même qui a été traduite en pratique soit par le refus tout simple de signer, soit par la destruction toute courte de l’œuvre en cours ou terminée.  

On est forcé de constater qu’Adrian Costea en tant qu’artiste a tenu de rester d’une discrétion presque absolue, enchaîné par une sorte de modestie maladive exprimé sous la forme d’un retenue étrange qui fatalement l’a tenu loin de toute reconnaissance officielle et publique. Toute une vie artistique solitaire en cachette qui fait qu’aujourd’hui l’artiste Adrian Costea, son activité et son œuvre plastique sont absentes dans l’ensemble des tumultes internationaux du monde de l’art.   

En revanche, le même Adrian Costea en tant qu’homme d’affaire a tenu à donner une priorité sans limites à ses activités commerciales, financières et du commerce et négoce internationale, mais aussi à la très haute politique et la très haute diplomatie en tant qu’ambassadeur, conseiller et mandataire de plusieurs gouvernements et présidents des pays. Aujourd’hui, il le regrette, fortement et profondément. Maintenant, à 62 ans, malgré en état de santé de plus grave, il essaie se dédier enfin pleinement à la sculpture, qui était et qui reste sont premier grand amour. Mais, je crois qu’il est tard, vraiment très tard.

 

Le monde a changé, la vraie qualité se raréfie, et toutes les entrées et les sorties dans le monde de l’art contemporain sont contrôlées d’une manière draconienne, l’argent ayant complètement pris le dessus sur la qualité intrinsèque des œuvres d’art. Le marché est contrôlé et dirigé en vue uniquement de multiplier les gains, peu importe les moyens utilisés. La puissance financière est devenue telle que tout et n’importe quoi peut être doté des cotes explosives et exposées dans les meilleurs délais dans les plus grands galeries et  musées de la Terre. C’est ainsi qu’on a créé un monde fermé qui fabrique, à la commande, des cotes et des super cotes. Ces types de turpitudes globalisées ont verrouillé tous les accès et les sorties et facilite la mise en place d’un système organisé qui fait et défait les destins de beaucoup d’artistes selon le bon vouloir des grands galeristes, collectionneurs ou spéculateurs divers dans le domaine.

 

  

« Les Samouraïs Keytao et Keytze »

500 MM x 1 350 MM

pièce unique, bronze massif nickelé

Malgré tout cela, et en pleine connaissance de cause, aujourd’hui Adrian Costea s’emploie à sa tâche avec détermination. Il continue à tailler l’acier et le bronze dans la masse, comme les anciens taillaient avec le ciseau dans le bois ou la pierre, voir pour cela les œuvres en acier : « Le Graal de Sacramento », « Goya », « Guadalajara » et « Les Samouraïs Keytao et Keytze ». Il n’a absolument peur ni de la taille de ses idées, ni des difficultés techniques que celles-ci impliquent. Ses obstacles sont aussi grands que ses ambitions. Sa sculpture dépouillée, en acier ou bronze, est conçue sur des formes géométriques primordiales à partir desquelles on décèle soit des origines lointaines d’un passé oublié, soit des signes d’un avenir qui n’est pas encore là.  

Ces formes géométriques fondamentales tentent frénétiquement de toucher la perfection en exprimant une intelligence artistique complètement indépendante de tout ce qu’on a connu dans le monde de l’art jusqu’à aujourd’hui. Costea joue avec les volumes et les formes avec une grande habileté. Le résultat ce sont des œuvres fortes, très présentes et élaborées, pleines d’harmonie mais aussi d’une grande rigueur. Toutes ses œuvres sont composées dans une sorte de fluidité, et malgré leur masse et leur poids, elles sont d’une étonnante simplicité et même d’une austérité éblouissante. Dans ces métaphores géométriques, dans l’éclatement des surfaces polies, mais aussi dans la complexité extrême de ses sculptures par accumulation qui enferment en eux de véritables univers constitués d’équilibres, l’œil ne peut qu’essayer de chercher la part de rêve. Entouré de ses sculptures, on sent une énergie vitale envahissante, une présence spirituelle cosmique et une tension qui nous touchent et nous attirent, mais aussi beaucoup de lyrisme, ainsi qu’une faculté de synthèse d’une très grande densité, voir pour cela les œuvres par accumulation faite des vieux objets usés et détournés de leur première fonction et assemblés d’une manière surprenant : « Extremadura de Phoenix » et « J’accuse… ! E. Zola. Moi aussi… ! A. Costea ». Devant  ce type de sculptures étranges et ludiques, on sent une forte présence de la dérision chez Costea, mais aussi beaucoup d’humeur.  

 

« Extremadura de Phoenix »

60 CM x 60 CM x 325 CM

pièce unique, détail d’une sculpture-volume , par accumulation

 

Pour les œuvres en acier et bronze, tout le monde et surtout les roumains, ont tendance de comparer Adrian Costea avec Constantin Brancusi. Et c’est d’après moi tout à fait justifié. Les deux se trouvant au même niveau de puissance avec la même force et dans une même unité de style et de conception, même si chacun à sa manière, et tous les deux sont tout autant dominés par la volonté farouche de toucher la perfection. Costea et Brancusi sont des créateurs d’une certaine forme de symphonie plastique tellement différente qu’ils arrivent finalement à se croiser, peut être quelque part, qu’aux antipodes, si toutefois il se croise. L’équilibre des volumes des sculptures d’Adrian Costea est excessivement provocateur. Il tente d’ouvrir avec force et imagination de nouveaux horizons, et c’est probablement à cause de cela que son œuvre sculpturale est attirante (« Eppure si Muove »). Ses travaux en acier et bronze sont énigmatiques, sereins, limpides et majestueux, pleins de dynamisme, habillés dans des chromatiques raffinées ; ce sont de véritables instruments monumentales essayant de dialoguer avec l’univers par des formes vibratoires qui tentent de passer d’une galaxie à une autre pour délivrer des messages d’amour et de sérénité. Les thèmes abordés par Costea sont, dans leur grande majorité, de nature philosophique, mythologique, poétique et mystique, mais aussi métaphysique et l’intégration du socle dans son œuvre par une absorption parfaite fait que l’ensemble, dans toute sa grandeur, ne fait que magnifier l’espace dans lequel elle se trouve.

 

« J’accuse … ! E. Zola / Moi aussi … ! A. Costea »

H = 326 CM

pièce unique, détail d’une sculpture-volume , par accumulation

 

L’arrivée éventuelle d’Adrian Costea sur le marché actuel de l’art contemporain internationale va prendre beaucoup de monde par surprise. S’il est laissé entrer, il risque de créer un certain malaise dans l’ensemble du marché qui est soumis aujourd’hui, comme je l’ai déjà dit, à des règles très précises, établies et appliquées à la lettre par les grandes décideurs financiers qui contrôlent attentivement l’intégralité du jeu pour pouvoir promouvoir un certain art qui soulève pour au moins beaucoup d’interrogations dans les yeux de la grande majorité du public. La puissance de l’œuvre d’Adrian Costea et sa fermeté glaciale vis-à-vis de toute forme de compromis risque fortement de trouver beaucoup des portes fermées et de retarder encore et définitivement son arrivée sur le marché internationale de l’art contemporain. Sauf si le Dieu de la chance accepte lui aussi d’entrer dans ce jeu. Pour finir, je souhaite et je pense que ce serait un grand bien pour nous tous, et évidemment pour Adrian Costea, qu’il fasse sa première grande exposition rétrospective à Bucarest, dans sa ville natale. Ce serait une occasion à ne pas rater pour aucune des parties concernées. Cet événement pourra être classé, d’après moi comme historique.  

 

Professeur Dr. Dana Luminița Postolache

  •    Professeur universitaire à l’Université              

Nationale des Arts Bucarest, Roumanie           

  • Docteur en Arts Plastiques et Arts Décoratifs      
  •  Expert restaurateur et expert nationale aupr       

de la Ministère de la Culture, Bucarest, Roumanie

  • Consultant scientifique                                                           

 

En collaboration avec                        

 

Professeur Dr. Ioan Darida                     

  •  Professeur universitaire à L’Université de l’Art  

(L’Histoire et la Théorie de l’Art), Roumanie

  • Docteur en Arts Plastiques et Arts Décoratifs      
  • Expert restaurateur et expert nationale auprès    

de la Ministère de la Culture, Bucarest, Roumani

  • Consultant scientifique                                       

 

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Afisari: 19024
Autor: Prof. Dr. Dana Luminița Postolache / Prof. Dr. Ioan Darida
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Nume: costello (Jul, Tue 05, 2016 / 07:23)
Bonjour,j'aurais voulu vous rencontrer,si cela est possible,etes vous sur Paris ou Bucarest?Cordialement
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