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UNE CHEVAUCHÉE AVEC ADRIAN COSTEA DANS L'UNIVERS VU DU DEHORS DE L'EXTÉRIEUR

Data publicarii: 27.03.2016 22:30:00

Je suis affamé de la beauté des choses. J’ai faim et appétit pour les arts, les expressions musicales, plastiques, architecturales, littéraires, pour tout ce qui peut toucher le beau et l’éthique dans leurs sphères les plus nobles. J’ai le désir et la soif de toute création humaine, qu’elle soit située dans une synchronie ou une diachronie. Je possède une perspective psychologique, sociologique, philosophique et spirituelle. Cela me suffit pour essuyer des larmes d’émerveillement.  Je suis, oui, capable d’éclater en sanglots au surgissement inattendu d’une phrase musicale ou d’une ligne parfaite dans ses points de fuite, pourquoi pas ? Je n’ai pas honte de pleurer de joie en présence du beau et n’ai pas peur d’en mourir ; d’autres l’ont fait avant moi et s’en sont bien sortis. Je regrette seulement qu’après le voile du deuil mis, je ne verrai plus la pureté de la nature ni tout ce que produit l’être humain dans sa créativité ou sa folie déchainée.

 

La beauté se manifeste aussi par la grande proximité, l’intersection courbe-asymptotique, une attraction fusion-absorption réciproque et effective, entre la folie et la grande créativité artistique. L’art est, pour l’artiste, vibration, pulsation. Pour l’observateur, c’est un voyage mental entre énigme et mystère. L’observateur cherche son chemin dans les dédales de ses pensées. L’artiste déclenche la création pour libérer son inconscient, qui crie métaphore, symbole, essence, au-delà du conventionnel, selon d’autres règles de pertinence. L’artiste véritable et l’observateur sensible se rencontreront dans le sublime.

 

 

J’ai vu une partie des œuvres d’Adrian Costea, y compris celles exposées à la Galerie Sarroglia à Bucarest. J’ai vu aussi ce qu’on pouvait y voir sur internet. Et j’ai lu, bien sûr, les affirmations du journaliste Miron Manega et du poète Ciprian Chirvasiu sur l’œuvre de l’artiste, et les assertions signées par le critique d’art plastique, Pavel Susara.

 

Dans la pauvreté du marché de l’art en Roumanie, une apparition plastique d’une telle expression contemporaine génère la surprise. Ineffables, les impressions se complètent dans leur ascendance par des frissons, des vibrations et un saut dans le temps des corps éthérique et spirituel.

 

Adéquats et précis, les journalistes Miron Manega et Ciprian Chirvasiu m’ont donné à nouveau le sentiment que j’ai eu en tant qu’observateur-consommateur des œuvres exposées, celui de m’élever avec elles et non pas d’être submergé par leur poids colossal. À son tour, inégalable, Pavel Susara m’a ouvert la perspective du critique d’art grâce à qui j’ai compris, dans cette lumière, la comparaison ou la juxtaposition de l’œuvre d’Adrian Costea sur le versant voisin, celui de Constantin Brancusi. Susara a endossé l’habit d’un guide qui nous invite à une rétrospective analytique des éléments constitutifs de l’Univers d’avant l’apparition de la vie, en miroir avec un nonfiguratif qui nous dévoile l’essence surgie du cœur même des choses.

Après une réflexion attentive, voici ma propre conclusion:

 

 

Si le sculpteur Constantin Brancusi n’est pas abstrait mais figuratif, Adrian Costea construit non pas un noyau sans coquille, mais une ultime frontière de la connaissance humaine connue et limitée, pour représenter en réalité « le dehors de l’extérieur », le lieu vide qui est à se remplir impétueusement de l’énergie en désagrégation quantique, espace dans lequel la matière n’est plus qu’une énergie organisée qui peut être vue malgré tout, du virtuel pour les yeux. L’artiste, absorbé par sa propre énergie, s’enroule dans une spirale ascensionnelle et antigravitationnelle, dans laquelle la forme représente une ultime illusion.

 

La création d’Adrian Costea est le pas devant l’énergie qui fait irruption et, si tu peux être assez rapide pour observer son œuvre, tu peux à peine suivre les dernières ondes qui, lentes, indolentes, nonchalantes, s’élancent gloutonnes vers le vide qui les y attend. (Il y a des êtres qui moisissent dans des hospices psychiatriques parce qu’ils ne peuvent conscientiser la notion de l’infini : comment se pourrait-il que quelque chose existe sans une forme qui le définirait ?!) Ces énergies-là, à peine se souviennent-elles de la vitesse de la lumière qui les suit, haletante. Cela signifie l’extérieur de l’Univers. Cela signifie lâcher le figuratif, la forme, la carcasse, et exprimer l’esprit et l’éther, par des constructions verticales d’acier, de bronze ou de nickel. Ceci semble bizarre, je le sais, mais ceci est la dernière frontière avant l’infini. Plus loin, abîme astral et ondes inconnues, intuitions, vécus, spasmes, réverbérations, quoi qu’il en soit, incompréhensibles et incommensurables.

 

Par-dessus tout, les œuvres d’Adrian Costea insufflent un état, des sentiments et un vécu qui t’autorisent sur le champ, de participer toi aussi, avec tout ton être, à l’élancement vers les hauteurs, le grand chemin, peut-être, vers nulle part. Mais, tu as l’assurance que se trouve là-bas QUELQUE CHOSE DE TRÈS VASTE. Arrivé dans ce monde, tu trouves à coup sûr la connaissance de tes propres profondeurs non explorées, te tranquillises car tu apprends les causes de ta crainte de toi-même, la joie de l’étonnement. Brusquement, il te semble que le transcendent est à portée de ta main, que tu donnes la main au divin, l’embrasses et sens qu’il ne te laissera plus englué dans le plomb de la banalité de laquelle tu viens juste de t’extraire.

 

AURELIAN MUŞAT

13.03.2016

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AURELIAN MUŞAT, Psiholog sociolog

  • Psiholog principal, consilier, expert la Secá¹­ia de Psihologie din Centrul de stiiná¹­e comportamentale ale Ministerului ApÓ‘rÓ‘rii Naá¹­ionale, Bucureşti, România.

  • DECORAÈšII : Ordinul "VIRTUTEA MILITARĂ " în grad de cavaler.
  • Fost profesor, asociat al UniversitÓ‘á¹­ii Politehnice din Bucureşti, al FacultÓ‘á¹­ii Militare de Educaá¹­ie FizicÓ‘ şi Sport al Catedrei de Sociologia Medicinei din Facultatea de MedicinÓ‘ din Bucureşti şi al Centrului Naá¹­ional de Perfecá¹­ionare a Cadrelor, în domeniile: psihologie industrialÓ‘, cercetare stiiná¹­ificÓ‘ psiho-sociologicÓ‘ pentru mediul industrial şi construcá¹­ii industriale, sÓ‘nÓ‘tate mentalÓ‘, ergonomie şi studiul muncii, selecá¹­ia şi capacitatea de lucru a resursei  umane.
  • Autor de probe psihologice proiective şi autor al metodologiilor psihologice de expertizÓ‘, în cadrul Institutului Naá¹­ional de MedicinÓ‘ LegalÓ‘, Bucureşti,  România.
  • Doctorate în sociologie pe structuri sociale şi migraá¹­iune şi în psihologie pe structuri motivaá¹­ionale (fÓ‘rÓ‘ dizertaá¹­ie).
  • Specializare în studii posttraumatice şi cercetare în cadrul Centrului de CercetÓ‘ri Medico Militare, Bucureşti, România.
  • Membru specialist în cadrul comisiei de selecá¹­ie şi pregÓ‘tire pentru lupta în teatrele de operaá¹­ii din Afganistan, Irak, Somalia, Angola, Iugoslavia şi în Comisia de screening postmisiune în Cadrul Centrului de È™tiiná¹­e comportamentale ale Ministerului ApÓ‘rÓ‘rii Naá¹­ionale, Bucureşti, România.

 

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Afisari: 1913
Autor: Aurelian Muşat
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